DPE à Saint-Genest-La Butte à Nevers : bâti ancien et repères immobiliers
À Saint-Genest-La Butte à Nevers, les 1 412 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements et de logements anciens. Les classes D et E y occupent une place importante, tandis que la part de passoires énergétiques atteint 11,3 %, contre 10,6 % dans la ville.

Le dossier énergétique de Saint-Genest-La Butte repose sur 1 412 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 13 411 DPE pour Nevers. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux références municipales fournies. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, leur intérêt est de donner un contexte : ancienneté du bâti, catégories de logements, distribution des étiquettes et ordres de grandeur énergétiques. Le DPE propre au bien reste nécessaire pour apprécier sa situation particulière, car une moyenne de quartier ne décrit ni chaque immeuble ni chaque appartement.
Un bâti majoritairement ancien, dominé par les appartements
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Saint-Genest-La Butte) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,1 % |
| B | 16 | 1,1 % |
| C | 368 | 26,1 % |
| D | 529 | 37,5 % |
| E | 339 | 24,0 % |
| F | 108 | 7,6 % |
| G | 51 | 3,6 % |
La période de construction dominante à Saint-Genest-La Butte est celle d’avant 1948 : elle représente 57,6 % des diagnostics du quartier. La part des logements construits avant 1975 atteint 81,3 %, ce qui confirme le poids du parc ancien dans l’échantillon. Les maisons individuelles ne représentent que 7,6 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La lecture du DPE local concerne donc avant tout des biens en habitat collectif. Ces caractéristiques invitent à examiner chaque logement dans son contexte immobilier, sans déduire sa performance de son seul âge. Les données ne renseignent pas les matériaux, les systèmes de chauffage, l’état des équipements ou les rénovations réalisées. Elles ne permettent donc pas d’attribuer les étiquettes observées à une cause technique précise.
- Avant 1948 : 57,6 % des diagnostics du quartier, contre 31,8 % à Nevers. Le bâti le plus ancien pèse ainsi davantage dans l’échantillon local que dans celui de la ville.
- Avant 1975 : 81,3 % des diagnostics de Saint-Genest-La Butte. Cette proportion situe l’essentiel du parc analysé dans les périodes anciennes, sans indiquer son niveau actuel de rénovation.
- Maisons individuelles : 7,6 % des logements diagnostiqués. Les appartements constituent le reste de l’échantillon ; les résultats globaux du quartier ne doivent donc pas être assimilés à une référence spécifique pour les maisons.
Des étiquettes concentrées autour des classes D, C et E
La classe D est la plus représentée à Saint-Genest-La Butte, avec 529 diagnostics. Elle est suivie par la classe C, qui regroupe 368 diagnostics, puis par la classe E, avec 339 diagnostics. Les meilleures étiquettes sont peu présentes dans cet échantillon : un diagnostic relève de la classe A et 16 de la classe B. À l’autre extrémité, 108 diagnostics sont classés F et 51 sont classés G. Cette distribution montre que le profil énergétique local ne se résume pas aux passoires énergétiques. Le quartier présente plusieurs niveaux de performance, y compris au sein d’un parc largement ancien. Les chiffres fournis ne croisent cependant pas étiquette et date de construction : ils ne permettent pas de dire quelle classe domine précisément parmi les logements d’avant 1948.
- Classes A et B : respectivement 1 et 16 diagnostics. Leur faible présence décrit l’échantillon étudié, mais ne suffit pas à expliquer les caractéristiques des logements concernés.
- Classes C et D : respectivement 368 et 529 diagnostics. La classe D constitue le premier groupe du quartier, devant les autres étiquettes prises séparément.
- Classe E : 339 diagnostics. Ce groupe doit être distingué des logements F et G pour restituer fidèlement la répartition énergétique locale.
- Classes F et G : respectivement 108 et 51 diagnostics, soit 159 logements qualifiés de passoires énergétiques dans les données fournies.
Une part de passoires légèrement supérieure à celle de Nevers
Les logements classés F ou G représentent 11,3 % des diagnostics de Saint-Genest-La Butte, contre 10,6 % à l’échelle de Nevers. Le quartier se situe donc légèrement au-dessus de la référence municipale sur cet indicateur. Son bâti est également plus ancien : la part d’avant 1948 atteint 57,6 %, contre 31,8 % dans la ville. Ces constats doivent rester distincts. Sans données croisées sur les bâtiments et leurs équipements, il serait excessif de présenter l’ancienneté comme l’explication démontrée du niveau de passoires. La comparaison disponible ne porte pas non plus sur toute la distribution municipale des étiquettes, qui n’est pas fournie. Elle permet de situer le quartier sur la proportion de F et G, mais pas de comparer la fréquence locale de chaque classe à celle de Nevers.
Une consommation médiane supérieure, un coût estimé inférieur
La consommation médiane du quartier atteint 218 kWh/m²/an, contre 211 kWh/m²/an à Nevers. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 097 €, contre 1 143 € pour la ville. Ces deux indicateurs ne mesurent pas la même chose : le premier est rapporté à la surface, tandis que le second exprime une estimation annuelle par logement. La surface médiane est par ailleurs de 51 m² dans le quartier, contre 63 m² à Nevers. Cette différence de taille est un élément de contexte important pour lire les résultats, sans suffire à expliquer à elle seule l’écart de coût. Il ne faut donc pas interpréter le montant annuel médian inférieur comme la preuve d’une meilleure performance énergétique locale.
Vendre ou louer : replacer le diagnostic individuel au centre
Pour préparer une vente ou une location à Saint-Genest-La Butte, l’enjeu est de distinguer le profil du quartier de celui du bien proposé. La présence de 159 logements classés F ou G ne préjuge pas de l’étiquette d’un appartement donné, pas plus que l’ancienneté dominante ne suffit à qualifier sa performance. Le vendeur ou le bailleur peut présenter les résultats individuels du diagnostic, puis les mettre en perspective avec les repères locaux. L’acquéreur ou le candidat locataire peut, de son côté, comparer la consommation indiquée à la médiane de 218 kWh/m²/an en tenant compte des caractéristiques du logement. Les données disponibles ne permettent de conclure ni à une décote, ni à un niveau de loyer, ni à des travaux précis, ni à la possibilité réglementaire de louer un bien particulier.
Questions fréquentes
Saint-Genest-La Butte compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Nevers ?
Oui, en proportion des diagnostics analysés : les classes F et G représentent 11,3 % du quartier, contre 10,6 % à Nevers. Elles correspondent à 159 logements dans l’échantillon local. Cette comparaison porte sur les DPE disponibles et non sur un recensement exhaustif du parc. Elle ne permet pas non plus de comparer séparément toutes les étiquettes du quartier à celles de la ville.
Un appartement ancien du quartier est-il nécessairement mal classé ?
Non, les données ne permettent pas une telle conclusion. Si 57,6 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, le quartier compte aussi 368 diagnostics C et 529 diagnostics D. Aucun croisement entre âge du bâti et étiquette n’est fourni. Pour connaître la performance d’un appartement ancien, il faut examiner son diagnostic individuel plutôt que lui attribuer le profil global du quartier.
Quel repère énergétique utiliser avant de vendre ou de louer ?
Le diagnostic du logement constitue le point de départ. Les médianes locales de 218 kWh/m²/an et de 1 097 € de coût annuel estimé servent seulement à contextualiser ses résultats. La surface médiane de 51 m² aide également à comprendre le profil de l’échantillon. Ces valeurs ne prédisent ni une facture réelle, ni la valeur immobilière, ni les conditions réglementaires applicables à un logement donné.