DPE à Saint-Martin-Saint-Étienne, Nevers : bâti ancien et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Saint-Martin-Saint-Étienne, les 1 623 DPE analysés décrivent un quartier de Nevers principalement composé d’appartements dans un bâti ancien. Les classes D et E y occupent une place importante, tandis que la proportion de logements F ou G dépasse celle de la ville.

DPE à Saint-Martin-Saint-Étienne, Nevers : bâti ancien et enjeux immobiliers — Nevers

Le dossier énergétique de Saint-Martin-Saint-Étienne repose sur 1 623 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 13 411 DPE analysés à Nevers. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Le profil observé associe une forte présence de constructions anciennes, une très faible proportion de maisons et des surfaces médianes inférieures à celles de la ville. Pour comprendre ce marché immobilier sous l’angle du DPE, il faut donc lire ensemble les étiquettes, la consommation rapportée à la surface et le coût énergétique estimé. Aucun de ces indicateurs, pris isolément, ne résume la situation d’un appartement ou d’une maison proposés à la vente ou à la location.

Un bâti majoritairement antérieur à 1948 et surtout collectif

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Saint-Martin-Saint-Étienne)Part du quartier
A30,2 %
B211,3 %
C34321,1 %
D66340,9 %
E38623,8 %
F1267,8 %
G815,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Saint-Martin-Saint-Étienne (Nevers).

La période de construction dominante à Saint-Martin-Saint-Étienne est celle d’avant 1948 : elle représente 72,6 % des diagnostics du quartier, contre 31,8 % à l’échelle de Nevers. La part des logements construits avant 1975 atteint 88,3 %, ce qui confirme le poids du bâti ancien dans l’échantillon. Les maisons individuelles ne représentent que 4,2 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. La surface médiane est de 49 m², contre 63 m² pour la ville. Ce portrait est celui d’un parc diagnostiqué principalement collectif, ancien et de surface médiane plus réduite. Il ne permet pas, en revanche, de déduire les matériaux des murs, les équipements de chauffage ou les travaux déjà réalisés. L’ancienneté renseigne le contexte du logement, mais elle ne suffit pas à déterminer son étiquette énergétique individuelle.

  • Avant 1948 : 72,6 % des diagnostics du quartier. Cette ancienneté est nettement plus présente dans l’échantillon local que dans celui de Nevers, où elle atteint 31,8 %.
  • Avant 1975 : 88,3 % des logements diagnostiqués. Cette proportion complète le repère précédent sans renseigner, à elle seule, leur état actuel ou leur niveau de rénovation.
  • Maisons individuelles : 4,2 % ; le reste est constitué d’appartements. Les résultats du quartier décrivent donc avant tout des logements collectifs.
  • Surface médiane : 49 m², contre 63 m² dans la ville. Cette différence doit accompagner la lecture des montants annuels estimés.

Les classes D et E structurent la répartition des DPE

La classe D est la plus représentée à Saint-Martin-Saint-Étienne, avec 663 diagnostics. Elle est suivie par la classe E, qui en rassemble 386, puis par la classe C, avec 343 diagnostics. À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B restent peu nombreuses, avec respectivement 3 et 21 diagnostics. Les logements classés F ou G sont au nombre de 207, soit 12,8 % du total analysé dans le quartier. La lecture ne doit donc pas se limiter aux passoires énergétiques : les résultats locaux sont d’abord marqués par la place des étiquettes D et E. Cette diversité montre aussi qu’une adresse dans le quartier ou une date de construction ancienne ne permettent pas de prédire le classement d’un bien. Le DPE propre au logement reste nécessaire pour situer précisément celui-ci.

  • Classes A et B : 3 diagnostics en A et 21 en B. Ces résultats sont présents, mais peu nombreux dans l’échantillon du quartier.
  • Classe C : 343 diagnostics. Elle constitue un groupe important, derrière les classes D et E en nombre de résultats.
  • Classes D et E : 663 diagnostics en D et 386 en E. Ce sont les deux étiquettes les plus représentées à Saint-Martin-Saint-Étienne.
  • Classes F et G : 126 diagnostics en F et 81 en G, soit 207 logements et une proportion de passoires énergétiques de 12,8 %.

Une consommation médiane supérieure à celle de Nevers

Par rapport aux références de Nevers, le quartier présente une proportion plus élevée de logements classés F ou G : 12,8 %, contre 10,6 % pour la ville entière. La consommation médiane suit la même orientation, avec 227 kWh/m²/an à Saint-Martin-Saint-Étienne contre 211 kWh/m²/an à Nevers. Le coût énergétique annuel médian estimé est pourtant inférieur : 1 110 €, contre 1 143 €. Ces résultats ne sont pas contradictoires, car un montant annuel et une consommation rapportée au mètre carré ne mesurent pas la même chose. La surface médiane plus petite du quartier, 49 m² contre 63 m², apporte un contexte de lecture important, sans établir à elle seule une explication causale. Ces médianes décrivent des distributions distinctes : elles ne doivent pas être assemblées pour reconstituer un logement type ou calculer la dépense d’un bien particulier.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente à Saint-Martin-Saint-Étienne, ces données offrent un cadre de comparaison, non une estimation de la valeur du bien. Un propriétaire peut situer son étiquette parmi les 663 diagnostics classés D, les 386 classés E ou les autres catégories observées. Il doit cependant distinguer les caractéristiques de son logement des tendances du quartier. La forte proportion de constructions antérieures à 1948, soit 72,6 %, ne prouve ni l’absence de rénovation ni une mauvaise performance systématique. Une présentation factuelle du bien consiste à s’appuyer sur son propre diagnostic, sa surface et ses caractéristiques effectivement documentées. Les chiffres fournis ne permettent pas de quantifier une incidence de l’étiquette sur la négociation ou sur la valeur immobilière. Ils aident surtout à contextualiser les questions énergétiques et à éviter les comparaisons fondées uniquement sur l’adresse.

Louer : examiner le DPE individuel et les estimations de consommation

Pour un projet locatif, le point de départ reste également le diagnostic du logement concerné. La présence de 207 logements classés F ou G dans l’échantillon appelle une attention particulière à l’étiquette, mais ne permet pas de conclure à la situation locative de chaque bien. Les faits disponibles ne comprennent pas les éléments réglementaires nécessaires pour établir cette conclusion. Le coût annuel médian estimé de 1 110 € est un repère statistique local, pas une facture annoncée au futur occupant. De même, les 227 kWh/m²/an de consommation médiane ne décrivent pas automatiquement l’appartement visité. Pour présenter ou examiner une location, il est donc utile de distinguer clairement les données du DPE individuel, les caractéristiques vérifiées du logement et les références du quartier. Cette séparation évite de transformer une tendance collective en engagement sur la consommation future.

Questions fréquentes

Saint-Martin-Saint-Étienne compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Nevers ?

Oui, dans les données analysées : les classes F et G représentent 12,8 % des diagnostics du quartier, contre 10,6 % à Nevers. Cela correspond à 207 logements, dont 126 classés F et 81 classés G. Cette comparaison porte sur la proportion de passoires énergétiques et non sur une étiquette moyenne. Elle ne permet pas de déduire le classement d’un logement précis.

Le bâti ancien du quartier est-il nécessairement mal classé au DPE ?

Non, les données ne permettent pas une telle conclusion. Si 72,6 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, les résultats énergétiques s’étendent de A à G. La classe D est la plus fréquente, avec 663 diagnostics. Aucun croisement détaillé entre période de construction et étiquette n’est fourni : il faut donc consulter le DPE individuel plutôt que déduire la performance de l’âge du bâtiment.

Pourquoi le coût énergétique médian est-il inférieur à celui de la ville ?

Le coût annuel médian estimé atteint 1 110 € dans le quartier, contre 1 143 € à Nevers, alors que la consommation médiane par mètre carré est supérieure. La surface médiane locale est aussi plus petite : 49 m² contre 63 m². Ces indicateurs éclairent la comparaison, mais les données ne permettent pas d’isoler les causes de l’écart de coût ni de prévoir une facture individuelle.

Sources officielles

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